lundi 19 octobre 2009

LES DEUX MESSIES D'ISRAEL : "DEUX FACETTES D'UNE SEULE ET MEME VERITE"

LES DEUX MESSIES D'ISRAEL : DUALISME IDENTITAIRE ET DUALITE MESSIANIQUE
"LES DEUX FACETTES D'UNE SEULE ET MEME VERITE"


« En ces jours , en ce temps la, parole de l’Eternel, les descendants d’Israel et les descendants de Juda reviendront, ensemble ; Ils iront en pleurant et rechercheront l’Eternel ; ils demanderont le chemin de Sion, le visage tourne dans sa direction ; ils viendront et s’attacheront a l’Eternel en une alliance eternelle qui ne sera pas oubliee. Mon peuple se composait de brebis egarees; leurs pasteurs les avaient fourvoyees, les laissant errer par les montagnes; elles vaguaient de hauteur en hauteur oublieuses de leur gite.» (Jeremie 50. 4, 5 et 6 )



Introduction Si la “question juive”, dans ses origines et son essence, fut l'une des grandes interrogations philosophiques de la modernité, (Note : notamment dans les écrits de Sartre, Marx, Freud, Einstein) le concept de l'identite d'"Israël", demeure, quant a lui, dans les relations entre Israël et l'Eglise, une des problematiques théologiques essentielles.
Certes, depuis près de 4500 ans, Israël, en tant que collectif, existe et survis envers et contre tout. Au début en tant que « peuple hébreu », esclave sous l’égide de Pharaon, puis, durant près de 1500 ans, sous forme de royaume et d’entité organisée en Terre Sainte, et puis, durant près de 2500 ans en tant que peuple exile, pourchasse, bannis du reste du Monde et enfin depuis la création de l'Etat d'Israël, en qualité d'Etat reconnu par les nations du Monde.
Il est vrai qu'aucune des grandes civilisations de l’histoire de l’Humanité n’a pu se maintenir à nos jours, de sorte que jusqu’a la création de l’Etat Juif il était convenu de dire que les civilisations sont mortelles. Force est de constater qu'"Israël" relève d’une “essence différente” aux autres peuples.
C'est cette essence qui fut le vecteur même de son existence dans toute son histoire. Mais, a l’instar des autres civilisations, le Peuple de la Bible ne peut, «se perdre» au travers de l’Histoire autrement dit ne peux s'assimiler, il ne peux d'ailleurs pas non plus, perdre une partie de lui même.

A cet egard, deux phénomènes historiques, lies a Israël, font figures, de mystère théologique a l'egard de chacune des deux religions soeurs : Il s'agit d'une part, en chretiennete, du mystere du retour multidimentionnel du peuple juif au XX em siecle sur la scene politique internationale et qui plus est sur "la terre du Christ" avec la creation de l'Etat d'Israel, d'autre part, chez les juifs, c'est le mystere du non retour de dix des douze tribus d'Israël depuis leur exil a Ashour il y a de cela pres de 2750 ans et plus exactement de leur assimilation et disparition au sein des nations. Tribus qui pourtant, sont par hypothese, constitutives meme de l'essence d'Israël (Note : שפטי יה - עדות לישראל ).

Mais le theme theologique relatif a la perte d'une partie essentielle d'Israel, n'est pas suffisament debattue dans la pensee juive moderne. Il semblerait que le judaisme redoute a soulever cette question tel un sujet "tabou". Il est vrai qu'a aucun endroit, la Bible ne prevoit, qu’une partie d’Israël sera irréversiblement perdue dans l'Histoire. Israel ne peux perdre une partie essentielle de lui meme sans se renier.

En theologie chretienne classique, l'avénement du Christ et les douzes apotres aurait eu pour but de substituer au peuple juif, le peuple chrétien, si bien que, selon le dogme chretien, le monde chretien constituerait le Verus Israël et le chrétien, le parachèvement de l'homme, et par consequent il est compehensble que l'église considère encore que nul salut n'est possible en dehors d'elle.

Or, voici que, le peuple juif, qui fut durant deux mille ans , le seul élément probatoire du dogme chrétien ainsi que le témoin essentiel de sa foi –precisement du fait de sa mise a l'écart et de ses souffrances , va subitement au milieu du XX eme siecle, operer un retour prodigieux sur la scène politique internationale et qui plus est sur "la terre du Christ" re-baptise "Isael", pour les besoins de la circonstance,et ce apres avoir refuse, durant deux mille ans, au prix de sa survie, d'embrasser la nouvelle religion du monde, retour extraordinaire apportant par la meme, un dementi flagrant au dogme chretien.

Mais, face a la realite du retour du Peuple juif, la renaissance de sa langue, de sa culture et de son système juridique sur la terre ancestrale, la sociologie historique, a du mal a admettre sur le plan rationnel, comment est-il possible qu'une civilisation, mise a l'equart durant deux mille ans ait pu, en l’espace de quelques décennies seulement, rennaître miraculeusement.

Certes, avec l'événement de la création de l’Etat d’Israël, il semble que l’histoire a rattrape les hommes et les esprits scleroses, consequence du repliement identitaire social.
A cet egard, le monde juif ortodoxe, va de son cote, percevoir la creation de l'etat juif, Israël, comme une entreprise heretique. En effet,les juifs orthodoxes, pour lesquels, seul le "Messie fils de David" etait cense rassembler les exiles d’Israël au complet en Terre Sainte, se mirent, des sa genese deliberement, a l’équart du mouvement sionniste, voyant dans cette entreprise une nouvelle tentative messianique historique, orchestree par la main de l’homme, et donc, vouée a l’échec.

Mais un fait étonnant, qui mérite réflexion, va se produire, peu avant la déclaration d'indépendance de l'Etat Israël : les fondateurs de l’Etat Juif cherchent, au jeune état, un nom de baptême, et hésitent entre trois noms : "Juda”,"Zion" et..." Israël ". Finalement, ils vont opter, pour "Israël", sans être vraiment conscient du choc théologique que cela va désormais engendrer, aussi bien au sein de l'Eglise chrétienne, qu’au niveau du monde juif orthodoxe.

En somme, aujourd hui, deux phénomènes historiques, lies a Israël, font figures, de mystères théologiques a l'egard de chacune des religions soeus, juive et chrétienne: d'une part, en chretiennete, le mystere du retour multidimentionnel du peuple juif au XX em siecle avec la creation de l'Etat d'Israel et d'autre part, chez les juifs, le mystere du non retour de dix des douze tribus indivisibles et constitutives d'Israël depuis leur exil il y a de cela pres de 2750 ans .

Cote judaisme, la question du non retour de dix tribus d'Israel reste sujet "tabou", et comme precite, à aucun endroit, la Bible ne prevoit, qu’une partie d’Israël se perdra dans l'Histoire de maniere irreversible et tandis qu'en chretiennete, on considère comme un mystère le retour en plein milieu du XX eme siècle du peuple juif,et pecisement en Israel,Terre du Christ.

Deux peuples et deux religions - l’une juive et l’autre chrétienne - se disputent le même héritage.
La solution a cette problematique theologique est forcement enfouie dans les sources communes aux deux religions a savoir dans la Bible, la Thora, loi ecrite et loi orale reunies et dans le nouveau testament.

Cet article constitue un "scandale" au sens théologique du terme, (en hebreu un hidoush une nouveaute ) se fondant sur les ecrits de la Tradition Juive, au demeurant,commune au deux religions. Essentielement a la lumiere des ecrits de la Tradition juive, qu'ontologiquement parlant, la dimension biblique d'Israël, pourrait englober a la fois l’Occident Chrétien et du Peuple juif.

En effet, cette these repose sur l'idee axiomatique, que l'Occident chrétien, aurait eut de part la Volonte Providentielle, a priori, vocation a etre l'heritier spirituel des dix tribus perdues d'Israel rassemblees et sauvees, de leur exil spirituel et intelectuel ( Note : le Talmud n'enseigne t il pas qu "il n y a d'exil que l'exil du savoir") par leur propre Messie, a savoir, le Messie fils de Joseph, appele egalement par Onkelos, (Note: traducteur de la Thora en arameen, eleve de chamai et d'aftalon parmis les premiers tanaim redacteurs de la mishna) Mashia ben Ephraim, Messie fils d'Ephraim.

En somme pour bien saisir la nature de ce scandale - il suffit de remplacer conceptuellement les termes de “tribus perdues par ceux de “brebies perdus”. Ainsi les paroles enigmatiques du Messie du Monde Occidental, "je suis venus "pour les brebis perdues d'Israël" (Note : Voir Mtt 10:6; 15:24. Apoc. 3,6-8,. Voir egalement Jean 10 : "Je suis la Porte des brebis") deviennent plus coherentes.

Car il est indeniable que l'epoque que nous vivons, est celle du rapprochement entre les deux blocs et ce, au regard des valeurs communes ponees pa chacun d'entre eux, de democatie, de liberte et d'egalite et de justice, voir de la reconnaissance mutuelle des deux civilisations, apparemment antinomiques, celle l'union des deux sceptres d'Ephraim (joseph) et de Juda (Note : la prophetie Jezekel), qui seule permettra a Israel de devoiler, a la face du Monde, le secret de son dualisme identitaire interne, par lequel les deux freres se reconnaitront mutuellement enfin le droit a la specificite religieuse et légaliste mais aussi le droiit a une tradition messianique propre a chacun.

Des lors, la mission du Messie fils de Joseph, devient coherente a la lumiere de la Tradition juive , a savoir, preparer a la fois la venue du Messie fils de David, Messie glorieux de l'esperance juive bi millenaire, mais egalement instaurer les conditions d'une reconnaissance mutuellle des deux freres, Joseph et Juda, Occident chretien et du Peuple juif, detenteurs chacun, d'une des deux facettes d'une seule et meme verite, absolue et ontologique, Israël .

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